<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4834312547265715730</id><updated>2010-03-05T15:21:00.106+01:00</updated><title type='text'>le jardin exotique</title><subtitle type='html'>"Affronter l'éternité ou son absence" Ernest Hemingway</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://www.lejardinexotique.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lejardinexotique.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default?start-index=26&amp;max-results=25'/><author><name>Albro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18064815490243049545</uri><email>noreply@blogger.com</email></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>46</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4834312547265715730.post-1446775408229543740</id><published>2009-01-19T14:37:00.007+01:00</published><updated>2009-01-19T15:36:16.891+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='maladie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Monaco'/><title type='text'>Sans  mots</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:arial;font-size:100%;"  &gt;C'était au matin dans la chambre claire, après les soins. A ma main droite il y avait le téléphone. Je jugeais le moment propice - pourquoi je ne sais, mais c'était l'instant où je pouvais le dire- et j'appelais donc ma mère que je n'avais plus vue ni entendue depuis des jours. Il n'y a rien de plus simple que l'instant des aveux. Et pourtant j'avais redouté de lui faire cette annonce de la nature exacte de ma maladie.  Elle avait repris son travail, penchée sur les dossiers, les rapports laissés en attente. Je dis simplement que les résultats de mes analyses étaient connus. Qu'ils étaient sans surprise. Et ce fut tout. Et ce fut calme, calme comme un moment de grâce. Et presque léger,  même doux, au delà du poids de la douleur, de la charge de tristesse.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Ce doit être cela l'apesanteur. Ou un coeur à coeur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4834312547265715730-1446775408229543740?l=www.lejardinexotique.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/1446775408229543740'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/1446775408229543740'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lejardinexotique.com/2009/01/sans-mots.html' title='Sans  mots'/><author><name>Albro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18064815490243049545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10279891197814237676'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4834312547265715730.post-1487616642006949847</id><published>2008-11-28T09:30:00.001+01:00</published><updated>2008-11-28T16:20:38.767+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='maladie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Monaco'/><title type='text'>Voyage au bout de la nuit</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;La vie est un voyage et une bataille. Dans la nuit et dans l'hiver. Toute vie est histoire et point d'histoire sans géographie; l'existence requiert un paysage. Le jour est venu tout d'un coup lorsque l'infirmière leva le volet. On ne m'avait pas menti: je demeurais muet devant le panorama qui dans la fenêtre s'offrait à ma vue. Au delà du grand cèdre il y avait une falaise immense ensauvagée de végétation, que sillonnait un étroit sentier avec des balustres dans le goût des années folles, d'élégants belvédères en rocaille dominant l'aplomb, hérissée d'une foret centenaire de cactées géantes aux formes extravagantes. Je reconnus le &lt;/span&gt;&lt;a style="font-family: arial;" href="http://www.jardin-exotique.mc/"&gt;Jardin Exotique de Monaco&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;. Me revinrent en mémoire les souvenirs vacanciers de la lointaine enfance où j'avais honte d'être nu sous un petit boxer jaune moulant, en tissu éponge assorti au maillot de corps. La réminiscence de cette pudeur enfantine à laquelle les parents portent peu d'attention dissipa mon chagrin de la veille et me fit l'espace d'un instant, oublier l'insoutenable pesanteur de l'être. Je reçus comme à l'accoutumée la visite de l'équipe de radiologie mobile, bus du thé de Darjeeling et l'on fit ma toilette.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4834312547265715730-1487616642006949847?l=www.lejardinexotique.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/1487616642006949847'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/1487616642006949847'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lejardinexotique.com/2008/11/voyage-au-bout-de-la-nuit.html' title='Voyage au bout de la nuit'/><author><name>Albro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18064815490243049545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10279891197814237676'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4834312547265715730.post-3655237661271205035</id><published>2008-11-27T14:30:00.004+01:00</published><updated>2008-11-27T15:21:31.256+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='maladie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Monaco'/><title type='text'>Treizième jour</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il y eut un matin, il y eut un soir. Ce fut de treizième jour. Et vint la nuit. J'ai lu, relu, tant et tant de fois dans le &lt;/span&gt;בראשית&lt;span style="font-family:arial;"&gt;  le récit de la Création. Et je n'ai pas vu que Dieu créa la nuit. Pourtant quel que soit le lieu où l'on se trouve, la nuit &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;a lieu. Nuit du doute, nuit du destin, nuit intérieure.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; J'avais vécu près de deux semaines hors de la conscience du temps chronologique, jamais seul, mais là,  sans  motif je ressentis un abandon. Pourquoi m'a-t-on mis, relégué dans cette chambre? Et j'ai pleuré des heures durant. Cette chambre où j'étais venu joyeux était elle le pont du dernier port? Dans ce lit personne ne s'éveillera jamais à mes côtés. Si j'étais là c'est que l'on ne pouvait plus rien ou plus grand chose... Il faut donc que je me résigne à partir. J'ai eu une belle vie, surtout un grand amour. On ne devrait jamais aimer, c'est trop de douleur. Comment te dire adieu? Je n'ai pas le courage qui donne le courage.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4834312547265715730-3655237661271205035?l=www.lejardinexotique.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/3655237661271205035'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/3655237661271205035'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lejardinexotique.com/2008/11/trezime-jour.html' title='Treizième jour'/><author><name>Albro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18064815490243049545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10279891197814237676'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4834312547265715730.post-6569432806452751782</id><published>2008-10-06T11:41:00.001+02:00</published><updated>2008-10-06T11:46:24.181+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='maladie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Monaco'/><title type='text'>Dans ma chambre</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:arial;font-size:100%;"  &gt;Ils étaient tous au rendez-vous. Au grand complet. Les médecins, les infirmières, les aides soignantes. Assez émus, surtout mon parachutiste.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-C'est promis, vous viendrez me voir?&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;-Oui c'est promis, je viendrai. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ils paraissent heureux; pour eux c'est mission accomplie. D'autres que ces héros à la frontière de la vie, vont prendre le relais. Mon équipage attendait. Dans quelques instant je serais transféré au service de pneumologie où un lit avait été préparé. Au deuxième étage. Encouragements, voeux, dernières salutations, il faut partir&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;. Tout est en place, la potence avec la poche à perfusion, la grande enveloppe brune avec mon dossier médical, une bouteille d'oxygène pour la route.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;&lt;br /&gt;-On n'a rien oublié? Où est mon transistor Sony? Est-ce qu'il y a assez d'oxygène dans la bouteille? Elle parait légère...&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;Je quitte cet univers hightech  sophistiqué, totalement aseptisé où l'étranger n'entre que vêtu d'une combinaison presque de spationaute. B. me tient la main. J'éprouve un semblant de gaieté.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;L' Hôpital Princesse Grâce n'y ressemble pas, mais c'est un peu un château , avec d'interminables couloirs et son réseau souterrain reliant les bâtiments les uns aux autres, si vaste qu'il ferait croire une à une Ligne Maginot tant il y a de galeries glacées, éclairées de néons blafards et de virages à angle droit et tant de silence qu'on imagine qu'il n'y vient jamais une âme. Les rouleurs vont d'un bon pas. Mais plus vite, plus vite, il me semble que l'oxygène commence à manquer dans la bouteille. Pourquoi n'en ont-ils pas donné une neuve à la réa?&lt;br /&gt;Il faut économiser le souffle. L'expérience de l'altitude en sous-sol. &lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:arial;"&gt;Le chariot parvient enfin à l'ascenseur et nous voici à l'entrée du service de pneumologie. La plupart des patients ont laissé les portes de leurs chambres ouvertes. On entend des télévisions, les bribes d'une conversation, les râles d'un homme qui souffre. On entraperçoit  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;allongés, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;des vieillards chassieux. Qui vivent le dernier naufrage. Je ne veux pas les regarder, moi qui ne sais pas si je vieillirais. Leur âge m'est une offense. Un infirmier nous conduit vers la chambre.&lt;br /&gt;Ma chambre. Il m'est si singulier d'imaginer cela,  posséder une chambre à soi. Puisé je prétendre vraiment en avoir jamais eu une? A Paris nous campons dans un chantier, un appartement sans séparations. Aucune cloison, aucun espace assigné à une fonction bien définie. Enfant pas de chambre non plus. Je couchais dans celle de ma grand-mère où sans le savoir, je dormais dans le lit d'un mort. Et je jouais, comme si cela aussi était normal, dans la salle à manger. Ce ne fut que vers mes treize ans, à la faveur d'un petit camarde qu'ils durent héberger quelques semaines, que mes parents improvisèrent une chambre du fils, juste pour donner le change à ces voisins qui n'auraient pas compris. C'était trop nouveau pour moi. Je l'ai occupée ensuite comme un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;squatt&lt;/span&gt; , sans attachement. Il allait en être ainsi pour tous les lieux où je résiderai.&lt;br /&gt;A-t-on vue sur mer?&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;&lt;br /&gt;-Non Monsieur;  on ne voit pas la mer &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;de ce côté ci&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;. Mais le paysage est  plaisant et vous disposez d'une chambre particlière.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;Dommage. J'aurai bien aimé pouvoir regarder la mer. J'aime les horizons infinis des grands espaces. Il est plus agréable et moins dangereux de s'y perdre, que de s'égarer dans le flux de ses pensées.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:arial;"&gt;La chambre, mienne désormais, est simple. Claire. Pas de ce blanc défraîchi et sordide auquel je pouvais m'attendre. Il y a un cabinet de toilette à droite en entrant. Où je n'irai pas avant longtemps. Quelques meubles assez neufs, un réfrigérateur, le téléphone, un poste de télévision. Le lit est placé face à un mur où par bonheur on n'a rien accroché. Il suffit de peu pour se figurer être à l'hôtel. Ce que j'aime. Pour le petit déjeuner au lit et le&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt; room service&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;, pas de supplément.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;On me soulève avec autant de précautions que si j'étais la momie de Ramses II. Je suis dans mon nouveau lit. Matelas à eau. On branche l'oxygène sur le réseau. On met à mon index gauche une sorte de pince à linge reliée à un appareil extraordinaire que je peux observer. La machine indique tout: la température, le rythme cardiaque, le rythme respiratoire, le taux d'oxygénation de mon sang.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:arial;"&gt;L'infirmier se présente.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;&lt;br /&gt;-Bonjour Monsieur. Je m'appelle Sébastien, je suis de service de jour. Si vous avez besoin d'aide ou de quoi que ce soit n'hésitez pas à appuyer sur ce bouton.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;Sébastien est très jeune: vingt ans ou guère plus. Blond comme le champagne, plutôt mignon, hétéro. C'est son premier emploi, il vient de terminer l'école d'infirmier. Il parle d'une voix forte. J'ai peut-être l'âge d'être son père, mais pas celui de son grand-père.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;&lt;br /&gt;-Sébastien... Je ne suis pas sourd. Vous pouvez vous exprimer normalement.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;&lt;br /&gt;-Excusez moi... L'habitude, vous savez.. Je vous laisse la porte ouverte.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Surtout pas ça. Je veux être étranger au monde. Oublier les autres. Tout ignorer de leur misère.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;B. et moi demeurons seuls. Sans rien nous dire. Le jour commence de décliner. Dans la lumière rose, je distingue par la fenêtre, la ramure du faîte d'un grand conifère, un majestueux cèdre du Liban où des oiseaux viennent s'abriter pour attendre la nuit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Entre l'un des médecins du service. Je dois me redresser, m'asseoir, enlever ma blouse qui couvre si pauvrement et si peu ma nudité. A en juger ses tempes grisonnantes, l'homme doit avoir la cinquantaine. Peau mate, teint hâlé, une légère moustache noire Il prend son stéthoscope, me retire le masque.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;&lt;br /&gt;-Respirez!&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;J'étouffe. Et je tousse. C'est affreux. &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;&lt;br /&gt;-Remettez l'oxygène!&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;&lt;br /&gt;-Mais enfin je dois vous ausculter, je suis votre médecin!&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;Respirez!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il a le geste brusque. Je me débats.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;&lt;br /&gt;-Le masque, rendez moi le masque!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il me le rendit. Je ne cessais pas de tousser. Il sortit, passablement agacé, sans m'avoir même dit son nom, sans un mot que cet "à demain" qui avait brisé ma joie d'avoir quitté la réanimation.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:arial;"&gt;Vint l'heure du dîner. Il fallait aussi que je m'habitue à manger comme tout le monde, en même temps que tout le monde. A dix-huit heures. B. resta encore un long moment, jusqu'à mon coucher. Puis il y eut la nuit. Une infirmière baissa complètement le rideau.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4834312547265715730-6569432806452751782?l=www.lejardinexotique.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/6569432806452751782'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/6569432806452751782'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lejardinexotique.com/2008/10/dans-ma-chambre.html' title='Dans ma chambre'/><author><name>Albro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18064815490243049545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10279891197814237676'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4834312547265715730.post-6711374024052272053</id><published>2008-10-03T10:54:00.000+02:00</published><updated>2008-10-03T10:54:11.589+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='maladie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Monaco'/><title type='text'>KT en abrégé</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;Mon avant bras gauche était devenu identique à celui d'un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;junkie&lt;/span&gt;. Les prises de sang quotidiennes, les renouvellements de la perfusion avaient sérieusement détérioré mes veines. Sur la peau livide, par dizaines, des petits trous et leur cicatrices auréolées d'hématomes. Il devint urgent de me placer un cathéter long. L'intervention, m'assure le médecin chef,  serait brève, moins d'une dizaine de minutes, non douloureuse. Je n'ai qu'une idée très abstraite et fort vague de cet objet. Conceptuelle. Ce sera la surprise. Et qu'importe même si je dois ressentir de la douleur. C'est quelque chose de nouveau, d'inconnu. Une distraction dans la durée des jours infinis.&lt;br /&gt;Quand le séjour se prolonge, l'hôpital devient l'empire des mots, des mots que vous n'aviez jamais entendus désignant autant d'objets, de matières et de de substances que vous n'avez jamais supposé exister et maintenant soudain dans vos entourages, comme s'ils y avaient toujours appartenu. Votre monde se rétrécit, l'essentiel devient cette pilule bleue ou blanche. Cet oxygène  aussi, qui entre dans vos poumons et n'est plus simplement un des éléments de la table de Mendeleïv qui avait meublé l'ennui de vos cours de physique-chimie en terminale. Désormais vous en connaissez la fraîcheur et presque le goût. Ils sont plus importants que son numéro atomique.&lt;br /&gt;Le médecin qui devait me poser ce cathéter vint dans l'après midi. J'en garde un souvenir curieux, comme s'il s'était agît d'un visiteur surgit à l'improviste. Blagueur et boute-en-train.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-Mais ma parole, chaque fois que je vous vois, vous êtres en train de manger! Vous mangez tout le temps!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Oui, ce n'était pas vraiment l'heure du déjeuner. Mes repas c'était n'importe quand, quand ça me chantait, parfois à trois heures du matin.&lt;span style="font-style: italic;"&gt; So chic! So snobbish!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;J'étais tout absorbé à ma nourriture. Il faut dire que l'exercice était inimaginablement compliqué. Le masque loin de faciliter les choses. Quand je le relevais, ne fut-ce que quelques secondes, c'était une immense bouffée de vide; l'air me manquait comme à la carpe sortie de l'eau. La répétition du geste amplifiait ma fatigue. Qu'il était lent de manger.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- On y va! Donnez votre bras! Bien tendu... Voilà... On ne se crispe pas! Ce ne sera pas long.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Pas long? Le cathéter mesure à vue bien une bonne vingtaine de centimètres. C'est un bel objet. Fin comme une aiguille à brider, mais souple singulièrement. Je regarde de tous mes yeux.&lt;br /&gt;Le médecin est un homme grand, brun, porte une barbe courte admirablement taillée. Il n'est pas vraiment mon genre, mais je le trouve beau et sympathique. Il est urgentiste.&lt;br /&gt;Je n'ai rien senti.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-C'est qu'on est des pros, nous les urgentistes. Pas vrai?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-Merci docteur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-On ne se reverra plus. Dans deux jours vous serez en d'autres mains. Vous quittez la réa .C'est une bonne nouvelle non? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4834312547265715730-6711374024052272053?l=www.lejardinexotique.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/6711374024052272053'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/6711374024052272053'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lejardinexotique.com/2008/10/kt-en-abrg.html' title='KT en abrégé'/><author><name>Albro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18064815490243049545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10279891197814237676'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4834312547265715730.post-3301494354357030282</id><published>2008-09-16T12:11:00.001+02:00</published><updated>2008-09-17T12:28:08.857+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='maladie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Monaco'/><title type='text'>La greffe de la faim</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Être en réanimation c'est ne connaître ni l'aurore, ni le couchant. Rien de la course du soleil. La maladie est lourdeur et pesanteur, sa conscience presque en apesanteur. La lourdeur de son corps en cet ultime, offre une idée des derniers instants lorsqu'ils surviendront. Cette sensation toute mentale de s'enfoncer, prémices de l'ensevelissement. Il devait être quatre heures du matin peut-être et je tentais de saisir sans l'atteindre cette bouteille de sérum physiologique qui m'avait été donnée pour laver ma bouche et ma gorge de la pâte jaunâtre qu'y déposait tels ses excréments un champignon parasite. Je requiers l'infirmière de garde.&lt;br /&gt;-Ne le faites pas, il n'est pas encore temps.&lt;br /&gt;Ce n'était qu'une suggestion pourtant. Le bain de bouche fut un petit confort dans la tourmente de l'éveil, même s'il était contraire à la chimie de la muqueuse buccale. Et ce liquide m'était nécessaire comme pour saisir l'espoir que le mal s'en irait un jour.&lt;br /&gt;Jouir des saveurs ordinaires, l'acidulé, l'amer, l'acre, le sucré, le salé. Ces sensations de plaisir ignorées depuis des semaines de jeûne. Mon parachutiste me proposa de manger, alors même que j'ignorais la faim. Ce n'était pas encore la volonté retrouvée, mais un effort de survivance: j'acceptais l'idée qu'un plateau repas me fut servi. Il viendrait à l'heure que j'aurai choisie. La plus incongrue certainement, tardive. L'heure espagnole.&lt;br /&gt;On apporta une table et l'on redressa mon lit. J'inspectais quelques minutes cette collation qu'en d'autres occasions j'eus dédaigné. C'était comme dans les cantines scolaires ou dans un avion classe économique. Minimal. Composition: carottes râpées sans assaisonnement, purée mousseline, jambon, yaourt maigre. Je fis un festin de l'assiette de carottes.&lt;br /&gt;Les carottes crues.&lt;br /&gt;Enfant j'en déterrais dans le potager familial, je les passais sous le jet d'un tuyau d'arrosage et les croquais avec le plaisir d'un lapereau. Ma "Madeleine de Proust". Rustique, croquant, parfum léger, un goût comme celui des oranges d'hiver.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Je me délectais. Je me promis d'honorer désormais davantage l'autenticité des choses simples.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4834312547265715730-3301494354357030282?l=www.lejardinexotique.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/3301494354357030282'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/3301494354357030282'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lejardinexotique.com/2008/04/la-greffe-de-la-faim.html' title='La greffe de la faim'/><author><name>Albro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18064815490243049545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10279891197814237676'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4834312547265715730.post-2339941701237681648</id><published>2008-03-31T12:18:00.009+02:00</published><updated>2008-03-31T14:22:39.131+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='maladie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Monaco'/><title type='text'>To flirt with corpses</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HGYdUW3p-l8/R9_CG3gIe9I/AAAAAAAAABg/kwbKxtYM-8I/s1600-h/mapplethorpe%252BSelf%252BPortrait%252B1988.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5179071519733087186" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HGYdUW3p-l8/R9_CG3gIe9I/AAAAAAAAABg/kwbKxtYM-8I/s320/mapplethorpe%252BSelf%252BPortrait%252B1988.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;B. est venu m'offrir une petite radio. Un joli modèle Sony, couleur métal, pas plus grand que la main. Comme ça quand il devra retourner à Paris, je pourrais écouter les émissions qu'il écoute, la voix de Philippe Meyer et de Patricia Martin et nous resterons ensembles. Fin d'après midi, j'allume le poste, sur &lt;a href="http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/labassijysuis/"&gt;France Inter&lt;/a&gt; c'est l'heure de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A0-bas_si_j%E2%80%99y_suis"&gt;&lt;em&gt;Là bas si j'y suis&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. J'ai manqué le début. Le sujet est plus qu' insolite, des personnes interviewées au hasard, racontent leur première rencontre avec la mort. Oui, ça fait quoi, la toute première fois, quand on voit la mort, un cadavre? Ma chambre est dans la pénombre et je suis captivé... Un conducteur de la RATP parle d'un homme qui s'est jeté sur les rails du métro: "Quand je suis arrivé au terminus j'avais faim, donc je ne sais pas si c'est le fait d'avoir vu du foie et des boyaux, mais ça m'avait donné faim et pourtant c'était six heures le matin. Ce que je trouve dommage, c'est que les gens sautent comme ça dans le métro et ils emmerdent tout le monde quoi, en fin de compte. (...) On achète sa mort pour un ticket de métro. Ou une carte orange. C'est vraiment pas cher. Mourir pour huit francs, c'est quand même pas cher, hein?". Il y a des saisons pour le suicide: printemps les hommes, automne les femmes. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;em&gt;-Qu'est ce que vous écoutez? Arrêtez!&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Une moue sur sa bouche, de l'angoisse dans les yeux de l'infirmière, mon parachutiste ne veut pas que j'entende cela, c'est morbide. Non, je ne souhaite pas mettre de la musique. C'est peut être malsain, mais ça m'intéresse. Et je n'éprouve aucune tristesse, aucune affliction. Rien. Pour moi, la mort c'est positif. Violent comme la naissance.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;La première fois que j'ai vu un cadavre, c'était sur le parvis de Notre-Dame de Paris, entre midi et deux. J'avais vingt ans. Je sortais de la cathédrale, j'entendis un bruit de pierres et un son comparable à aucun autre. Je me retournais et vis à vingt centimètres de mes talons un corps étendu, il n'y avait pas même un filet de sang. Et je me souviens de cette réflexion d'une passante: "C'est honteux! Faire ça dans une église!" disait-elle. Péché mortel évidemment. Les désespérés n'ont pas le moindre sens moral... J'ai pris la fuite, me suis précipité dans un café et ai commandé un Cognac.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;La seconde fois, ce fut chez les Dominicains, au Couvent de l'Annonciation , où j'habitais alors. Un Père venait de décéder. En fait je ne savais pas à quoi ressemblait le visage d'un cadavre. En Alsace, dans mon enfance, il était encore de tradition de rendre visite aux défunts, mais mes parents n'ont jamais voulu m'emmener à une veillée funèbre. Malgré une forte appréhension, la curiosité m'a poussé à entrer dans la chapelle mortuaire où reposait la dépouille du religieux. Et seul, les yeux grands ouverts, je contemplais longuement le mystère de ce visage au teint de cire d'où toute ride s'était effacée.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Où vont les morts? Où sont-ils donc ces hommes du temps passé, auxquels je me suis donné, qui m'ont étreints dans leur sueur, qui m'ont pris, que j'ai embrassés dans des &lt;em&gt;backrooms&lt;/em&gt; sans les regarder, ces corps avec lesquels j'ai fait l'amour ou simplement baisé?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Et Yves Yvon, François Jambu ou Jean-François L. ? Qui peut le dire?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4834312547265715730-2339941701237681648?l=www.lejardinexotique.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/2339941701237681648'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/2339941701237681648'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lejardinexotique.com/2008/03/to-flirt-with-corpses.html' title='To flirt with corpses'/><author><name>Albro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18064815490243049545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10279891197814237676'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_HGYdUW3p-l8/R9_CG3gIe9I/AAAAAAAAABg/kwbKxtYM-8I/s72-c/mapplethorpe%252BSelf%252BPortrait%252B1988.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4834312547265715730.post-3171392711935684736</id><published>2008-03-14T08:52:00.009+01:00</published><updated>2008-03-14T10:41:46.164+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='maladie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Monaco'/><title type='text'>Un non échange inconvenant</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Mon parachutiste insistait. Elle voulait que je voie le psychologue. Je finis par accepter. Ne pas lui refuser cette politesse. Mais je n'étais aucunement convaincu que la visite du psychologue m'apporterait un mieux être, que non plus je ne voulais. Il faudra parler à un inconnu. Et que lui dire? On le manda, il vint. Il ne devait pas avoir trente ans.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;em&gt;-Alors qu'est-ce qui ne va pas? Vous n'avez pas le moral? Vous vous sentez déprimé?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Ridicule. D'aucuns le seraient à moins. J'ai tout simplement le sida.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;em&gt;-Vous savez... une séroconversion ne signifie pas....&lt;/em&gt; et blablabla.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Il parle. Je n'écoute pas, ça ne m'intéresse pas.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;em&gt;-Il faut que je ressaisisse ma volonté....&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;em&gt;-Ça Monsieur, c'est &lt;/em&gt;&lt;a href="http://www.methodecoue.com/"&gt;&lt;em&gt;la méthode Coué&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;. Et la méthode Coué, ça ne marche pas!&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Je me répète. Plusieurs fois.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;em&gt;-Vous ne vous doutiez de rien? Vous n'aviez jamais pensé à faire un test de dépistage? Vous êtes homosexuel, vous deviez bien avoir conscience d'avoir pris des risques...&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Pas du tout, j'étais de la génération plastique, rapports avec latex en &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Perfecto"&gt;Perfecto&lt;/a&gt; et rangeos. Le foutre c'était pas mon &lt;em&gt;trip&lt;/em&gt;. Il y avait des capotes partout, dans les pharmacies et dans les bars. Mais c'est vrai, j'occultais les brochures de prévention et je zappais les articles qui parlaient du sida. Tout ce que je connaissais du virus, c'était le visage émacié, le regard déjà lointain et lucide de &lt;a href="http://culture-et-debats.over-blog.com/article-1581624.html"&gt;Jean Paul Aron&lt;/a&gt;, et &lt;a href="http://www.herveguibert.net/index.php?2006/05/05/17-video-la-pudeur-ou-limpudeur"&gt;La Pudeur ou L'Impudeur&lt;/a&gt;, un film autobiographique de Hervé Guibert diffusé le 30 janvier 1992 sur TF1.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;em&gt;-Mais enfin vous habitiez à Paris... vous saviez... vous ne pouviez pas ne pas être informé.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Si hélas. Paradoxalement. L'entretien devenait désagréable. Le psychologue et moi n'avions plus rien à nous dire. Je le priais sèchement de sortir.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Et je partis à la reconquête de ma claire conscience.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4834312547265715730-3171392711935684736?l=www.lejardinexotique.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/3171392711935684736'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/3171392711935684736'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lejardinexotique.com/2008/03/un-non-change-inconveant.html' title='Un non échange inconvenant'/><author><name>Albro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18064815490243049545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10279891197814237676'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4834312547265715730.post-3669476089098339013</id><published>2008-03-14T08:30:00.001+01:00</published><updated>2008-03-14T08:42:21.023+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='maladie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Monaco'/><title type='text'>Fra tutte le donne</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Ce fut un après-midi. Pas de visites. Juste la présence de l'infirmière. Et le silence. Je ne sais avec quels autres mots nommer cet état particulier si consubstantiel au corps et à l'inanité. L'expérience peut-être, sur une terre peu solide, de la vacuité. J'éprouvais à ce moment une sorte de difficulté d'être. Rien entendre, rien dire. Ni dormir, ni veiller, fermer les yeux et demeurer immobile dans l'île de ma solitude. Me voyant ainsi l'infirmière prit peur. C'est une jeune femme brune aux cheveux en désordre, musclée, athlétique et sportive. Je sais qu'elle pratique le parachutisme. Mon souffle ainsi qu'il en va dans la méditation, se ralentit. Les appareils dans mes alentours carillonnent. Elle s'affole. Que se passe-t-il?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;em&gt;-Alexandre ouvre les yeux! Ouvre les yeux!&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Non. Je n'ouvris pas les yeux et ne dit pas un mot. Elle me prit dans ses bras.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;em&gt;-Ne t'endors pas, ne t'endors pas!&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Elle saisit une bouteille à oxygène qu'elle ouvrit à pleine puissance, plaquant sur mon visage un masque de caoutchouc.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;em&gt;-Respires, respires à fond, ne t'en vas pas...&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Je comprends alors qu'elle pense que je me laisse mourir. Ce n'était pas cela. J'ai donc ouvert les yeux comme elle me l'a demandé et je l'ai regardée avant de lui dire: "Ne vous inquiétez pas, je sais que je ne je ne pars pas encore. Pas maintenant".&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Ce bout de prière, je veux bien le faire: &lt;em&gt;Sois bénie d'entre toutes les femmes&lt;/em&gt;, toi qui a voulu me sauver la vie. Il est rare dans une existence qu'on approche de tels êtres.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;J&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;'ai désiré conaître son nom. Plus tard je l'ai fait graver dans une alliance en or.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4834312547265715730-3669476089098339013?l=www.lejardinexotique.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/3669476089098339013'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/3669476089098339013'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lejardinexotique.com/2008/02/fra-tutte-le-donne.html' title='Fra tutte le donne'/><author><name>Albro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18064815490243049545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10279891197814237676'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4834312547265715730.post-2105036816132209954</id><published>2008-02-04T09:06:00.001+01:00</published><updated>2008-03-14T09:04:42.144+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='NDE'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='maladie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Monaco'/><title type='text'>De l'Abandon</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Après les prélèvements, la radiographie, vient la toilette. Ainsi chaque matin. Une infirmière soulève mes draps, retire ma blouse, découvre ma nudité livide, me lave. Je demeure immobile et mes yeux regardent ce corps si grêle, si misérable, où jour après jour la maladie sans fléchir, inscrit ses stigmates. La fonte musculaire accuse toujours un peu plus ma maigreur. A présent, me voici décharné et chacun de mes membres est maculé de ces taches du sarcome de Kaposi. Je sais, sans avoir vu mon visage dans un miroir, que ses traits se sont émaciés, qu'une croûte dure, noire comme le sang des morts, a épaissi mes lèvres. Je suis le propre témoin de ma décrépitude. Considérant ce corps étendu, je ne puis me retenir de penser à celui du crucifié -ce Dieu lépreux- du retable d'Issenheim, le chef d'oeuvre sublime et terrifiant de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Matthias_Gr%C3%BCnewald"&gt;Mattias Grünewald&lt;/a&gt;. Je suis devenu le Christ. Dieu m'a abandonné. Mais peut-être pas tel que je le conçois en cet instant. Complètement, l'Eternel n'a pas non plus voulu de moi dans sont éternité. &lt;a href="http://www.lejardinexotique.com/2007/07/lexprience.html"&gt;Il m'a claqué la porte&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Ce matin l'infirmière murmure:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;em&gt;- Vous ne voulez vraiment pas lire cette prière? Vous savez tout le monde peut la lire.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;La veille j'avais déjà dit non, comme &lt;a href="http://www.lejardinexotique.com/2007/10/nati-poenas-incliti.html"&gt;j'avais dit avant non à ma mère&lt;/a&gt;. Décidément c'était une obsession, pourquoi insistait-on pour que je prie? Etait-ce Dieu par hasard, qui se rappelait à mon bon souvenir, voulait que je me remémore mes dix-sept ans? Je peine à le croire... Faisons plaisir. C'est une disposition à laquelle un coeur qui continue de battre peut encore céder et se doit à l'égard d'une personne qui, sans manifester le moindre dégoût, soigne un corps repoussant... Lisons!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Elle me tendit un feuillet imprimé. Le papier était vert pâle, presque pastel. Je lus. Il s'agissait d'une supplique à Saint Joseph, le charpentier. Son contenu était d'une niaiserie affligeante. Du temps où je courrais les chapelles, la ferveur ne m'empêchait pas de penser -et je le pense toujours avec fermeté- qu'il faut donner à sa Foi une assise intellectuelle, une solide charpente, faire de la théologie, lire les écrits Pères de l'Église, les exégètes, les philosophes... En bref, se donner une culture. Alors non, c'est impossible, je ne peux pas dire cette pauvre prière .La culture, cette botanique de la mort, c’est ce qui reste quand on a tout oublié. C'est aussi tout ce qui subsiste quand vous avez tout perdu. J'ai perdu la Foi, mais il me reste la charpente. Et j'y tiens. Beaucoup. Je ne suis pas un vers de terre, la culture est mon squelette transcendantal.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Je rends le billet.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;em&gt;- Merci. C'est bien... Mais pas pour moi.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4834312547265715730-2105036816132209954?l=www.lejardinexotique.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/2105036816132209954'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/2105036816132209954'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lejardinexotique.com/2008/02/de-labandon.html' title='De l&apos;Abandon'/><author><name>Albro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18064815490243049545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10279891197814237676'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4834312547265715730.post-8867762298190000759</id><published>2008-01-21T09:31:00.001+01:00</published><updated>2008-03-14T09:05:23.591+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='maladie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Monaco'/><title type='text'>Mujer al borde de un ataque de nervios</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Venue en coup de vent. Au cours d'une pause de midi. La visite au fils malade. L'instinct maternel. Oui, l'instinct irrésistible et l'irrépressible peur au ventre, l'appréhension et l'angoisse. Il eut mieux valu qu'elle les dissimula, mais c'était une chose dont elle n'a jamais été capable. Étrangement je crois que cela même la confortait. Marie &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;José&lt;/span&gt; avait les traits tendus et ce regard qu'il ne faudrait jamais monter aux malades comme aux mourants. Qui sait le faire? Elle m'adressa à peine quelques mots furtifs, ne se pencha pas vers moi pour m'embrasser, trop préoccupée, tournant en tous sens dans la chambre aseptisée, cherchait et ne découvrait rien qui ne fut déjà là la veille ou les autres jours. Rien de significatif.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;em&gt;- Où est ton dossier médical?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;- &lt;em&gt;Tu ne le trouveras pas, les médecins le remportent après chaque visite.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;- Je veux qu'on me le montre!&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;- On ne te le montrera pas...&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;- Si à moi on le montrera!&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;- Non je le leur ai interdit... Et il sont d'ailleurs tenus par le secret médical.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- &lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Le Docteur P. va les appeler alors. Il est connu, il est aussi médecin.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;- Je sais et j'ai aussi pris des dispositions à ce sujet: il n'apprendra rien, tout "grand ponte" qu'il soit.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;La voix se fait plus ferme, le ton monte. La compassion pour le fiston malade passe au second plan et la colère pointe le bout de son nez.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;- Tu n'oses pas faire ça? Je suis quand même ta Mère, j'ai le droit de savoir!&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;Je vais en parler à ton B.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;- Je ne te le conseille pas: si tu le fais, je demanderai qu'on t'interdise l'entrée de cette chambre.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;- Tu ne feras pas ça?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;- Si! &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Je l'aurai fait sans l'ombre d'une hésitation, ni le moindre scrupule. Quand vous êtes entre la vie et la mort, vous ne vous encombrez plus de scrupules. L'épuisement laisse peu de place à ces sentiments là. Et sans doute soudain se rendit elle compte que j'étais effectivement exténué. Ces quelques petites minutes avaient accru ma fatigue au point qu'elle fut visible. Marie &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;José&lt;/span&gt; prit sur elle, se ressaisît, se calma. Dan son for intérieur elle dut conclure que si je trouvais encore l'énergie d'afficher une insolence effrontée qui est un des traits de mon caractère - et malgré que cela lui déplut et l'offensait - c'était au fond bon signe. Elle se tut un moment.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;- Tu as du attraper une maladie tropicale, là-bas en &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;Thailande&lt;/span&gt;...&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Tiens, elle ne pense plus au &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;Sida&lt;/span&gt;... C'est parfait, je gagne un peu de temps. Je l'entends qui tousse.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;- &lt;em&gt;Tu as pris froid?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;- Ton Père a un début de bronchite, il est au lit.&lt;/em&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;- La bronchite? Alors ne t'approches pas trop près de moi, il ne faudrait pas qu'en plus j'attrape ça.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Un infirmier venait d'entrer. Elle l'interrogea, il répondit que mon état était stationnaire, que les investigations se poursuivaient, que des prélèvement étaient en cours d'analyse, que l'obtention de leurs résultats nécessiterait plusieurs jours. Qu'en raison de sa toux et de ma fragilité extrême, elle devait suspendre provisoirement ses visites.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Le lendemain elle était alitée aux côté de son époux. Tous les deux avaient de la fièvre. Quand B. quittait l'hôpital, il rentrait à Cap &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;d'Ail&lt;/span&gt; et prenait le rôle de garde malade, préparait leurs repas. Un répit. Elle ne vint plus. Et je n'eus pas à réclamer qu'on lui refuse l'accès de ma chambre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4834312547265715730-8867762298190000759?l=www.lejardinexotique.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/8867762298190000759'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/8867762298190000759'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lejardinexotique.com/2008/01/mujer-al-borde-de-un-ataque-de-nervios.html' title='Mujer al borde de un ataque de nervios'/><author><name>Albro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18064815490243049545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10279891197814237676'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4834312547265715730.post-4864762294577895315</id><published>2007-10-19T11:54:00.000+02:00</published><updated>2007-10-19T15:19:57.106+02:00</updated><title type='text'>The boys in the backroom</title><content type='html'>&lt;div align="right"&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=lYqwlKkwM5I"&gt;See what the boys in the backroom will have&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=lYqwlKkwM5I"&gt;And tell them I'm having the same&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=lYqwlKkwM5I"&gt;Go see what the boys in the backroom will have&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=lYqwlKkwM5I"&gt;And give them the poison they name&lt;br /&gt;And when I die don't spend my money&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=lYqwlKkwM5I"&gt;On flowers and my picture in a frame&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:85%;color:#000000;"&gt;.../....&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Quand je n'écris pas à &lt;em&gt;S.A.S le Prince Héréditaire&lt;/em&gt;, que l'heure des visites est finie, le flux de ma pensée reflue dans la mémoire de mon passé. Et, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;livré à ma solitude, j'erre dans la zone d'ombre des souvenirs incroyables. Je revois &lt;a href="http://www.actupparis.org/article1498.html"&gt;ce bar&lt;/a&gt;. Je me souviens des spots rouges et des lumières srtoboscopiques. Du strict&lt;em&gt; dress code&lt;/em&gt;: Blousons de cuir, jeans cuir, &lt;em&gt;chaps&lt;/em&gt;, cagoules et harnais, &lt;em&gt;cockrings&lt;/em&gt; et rangeos, etc. &lt;em&gt;Full leather or full nacked. No perfumes&lt;/em&gt;. L'odeur de la sueur, de la fumée, des relents de bière et du &lt;em&gt;Jungle Juice&lt;/em&gt;. Du &lt;em&gt;Crisco&lt;/em&gt;, des culs ouverts comme des pizzas des mecs dans le &lt;em&gt;sling&lt;/em&gt;, des types à genoux ivres de substances, des corps emmêles. Du sol maculé de sperme et d'urine. Du sexe et de mes fantasmes. De mes fantômes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Tout cela, maintenant si loin, si semblable à un cauchemar, a-t-il jamais existé? Quelle folie, quel &lt;a href="http://pierre.campion2.free.fr/smeitinger_socrate1.htm"&gt;dimôn&lt;/a&gt;, me poussaient à me rendre là-bas?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Je veux parler à l'infirmière de garde.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;em&gt;-Vous savez... Non, vous ne pouvez pas savoir... J'ai connu des endroits... Vous ne pouvez pas même imaginer tout ce que j'y ai vu, tout ce qu'on y fait... C'est l'enfer...&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;-N'y pensez plus, ça ne sert à rien. Oubliez! Ne pleurez pas... Ne pleurez pas... Ça vous fait tousser.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Et elle me dira ce mot de Victor Hugo: "Chaque homme dans sa nuit s'en va vers sa lumière".&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4834312547265715730-4864762294577895315?l=www.lejardinexotique.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/4864762294577895315'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/4864762294577895315'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lejardinexotique.com/2007/10/boys-in-backroom.html' title='The boys in the backroom'/><author><name>Albro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18064815490243049545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10279891197814237676'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4834312547265715730.post-8681815673065408015</id><published>2007-10-19T10:57:00.000+02:00</published><updated>2007-10-19T11:35:18.856+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='maladie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Monaco'/><title type='text'>Une fenêtre sur rien</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Un matin après la toilette. Les aides soignantes m'ont lavé. Un infirmier - un très beau garçon- est venu raser ma barbe. Il m'a raconté qu'il courait des marathons. Un sportif de haut niveau, il réalise le même temps que la troisième championne mondiale de la discipline. La "Réa" c'est l'antichambre de la morgue. Pour beaucoup. Ici et plus qu'ailleurs, il n'y a pratiquement que des vieillards. Grabataires, la plupart inconscients. Je fais exception. Ma jeunesse -je n'ai pas encore quarante ans- me vaut l'attention de tout le personnel hospitalier. On voudrait me faire plaisir.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;em&gt;-Aimeriez vous Monsieur, que l'on place votre lit dans le sens opposé, il y a une fenêtre...&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Que voit on par cette fenêtre derrière moi?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;em&gt;-A vrai dire pas grand chose: un mur de briques.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;em&gt;-Y a-t-il de la végétation?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;em&gt;-Pas grand chose non plus: c'est un peu sombre, il y a juste un tapis de lierre.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;-Alors c'est inutile. Laissez le lit comme il est.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;-Voulez vous avoir une télé?&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;La rumeur du temps ne m'intéresse plus. Je ne veux pas davantage d'une fenêtre sur le monde.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4834312547265715730-8681815673065408015?l=www.lejardinexotique.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/8681815673065408015'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/8681815673065408015'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lejardinexotique.com/2007/10/une-fentre-sur-rien.html' title='Une fenêtre sur rien'/><author><name>Albro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18064815490243049545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10279891197814237676'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4834312547265715730.post-1756025151752477686</id><published>2007-10-19T09:16:00.000+02:00</published><updated>2007-10-19T10:47:27.429+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='le Prince de Monaco'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='maladie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Monaco'/><title type='text'>Un jour mon Prince viendra...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il y eut la nuit et presque cela uniquement pendant douze jours. Et des nuits sans sommeil et sans rêves. Sans âme. Juste la pesanteur du corps, la difficulté d'être. D'être encore. Je parlais peu. C'est trop dur de parler quand on peut à peine encore respirer. Je pensais beaucoup. Pour m'occuper. A quoi? Vous ne sauriez imaginer les futilités qui viennent à l'esprit dans ces moments là. J'étais aux limites extrêmes de la survie et j'avais des envies de midinette.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Enfant, lorsque nous allions en vacances à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Roquebrune&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Cap-Martin&lt;/span&gt;, je ne concevais rien de plus extraordinaire que de pouvoir habiter à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;Monaco&lt;/span&gt;. Au pays des milliardaires, dans une principauté dont la princesse est &lt;a href="http://mysite.verizon.net/res0qaye/sitebuildercontent/sitebuilderpictures/grace_kelly_white.jpg"&gt;la plus belle star &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;d'Hollywood&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;Monaco&lt;/span&gt; maintenant j'y étais et pas de &lt;em&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;deadline&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; pour mon séjour.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Dans ce lit, du même service de réanimation où est décédée &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Grace_Kelly"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;Grace&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;Kelly&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, je ne désirais qu'une seule chose: recevoir de Son Altesse Sérénissime le Prince Héréditaire, une photo dédicacée! Rien que ça... Cent et cent fois dans ma tête, je rédigeais et réécrivais la lettre pour le Palais. Viendrait il seulement le Prince? Non bien sûr &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;Albert&lt;/span&gt; ne viendra pas. Pas au chevet d'un malade du &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;sida&lt;/span&gt;. Mais il pourrait déléguer son aide de camp... ou un carabinier... ou simplement faire envoyer la photo par la poste. Je recommence encore une fois la lettre et je la recommencerai des heures durant.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Et je me suis dit non, c'est idiot. Je ne l'ai pas écrite.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:85%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4834312547265715730-1756025151752477686?l=www.lejardinexotique.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/1756025151752477686'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/1756025151752477686'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lejardinexotique.com/2007/10/un-jour-mon-prince-viendra.html' title='Un jour mon Prince viendra...'/><author><name>Albro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18064815490243049545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10279891197814237676'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4834312547265715730.post-2924130031344609413</id><published>2007-10-12T12:02:00.001+02:00</published><updated>2008-03-14T14:43:13.891+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='maladie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Monaco'/><title type='text'>Nati poenas incliti</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Je la revois, assise à ma droite. Calme, posée, très contenue. C'était durant l'après-midi. Dans cette salle de réanimation où ne pénétrait pas la lumière du jour, où le jour et la nuit se confondaient dans le temps suspendu. D'abord elle ne dit rien. Et elle parla.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;em&gt;-Veux tu, Alexandre, que l'on prie Jésus? Ensembles tous les deux, toi et moi?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Tiens c'est nouveau ça... Elle se souvient de mon adolescence où je fréquentais, entraîné par &lt;a href="http://www.lexeek.com/jus-luminum/decision-cc-14-10-1997-972157an,27350.htm"&gt;Myriam&lt;/a&gt;, le &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Renouveau_charismatique"&gt;Renouveau Charismatique&lt;/a&gt; ,où la nuit de Noël il me fallait une messe de minuit, de ces pâques où j'allais à &lt;a href="http://www.jcbourdais.net/journal/16oct06.php"&gt;Soligny&lt;/a&gt; ... Cela ressemblait si peu à ma mère.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Cinglant ce fut un cri: Non! Ne pas prier! Pas Lui! Qu'Il repose, le Sage, en paix, dans &lt;a href="http://secretebase.free.fr/complots/religions/indejesus/indejesus.htm"&gt;sa tombe à Shrinagar&lt;/a&gt; ... Et pas avec elle. Je n'ai pas envie de partager ma douleur. C'est tout ce qui me reste, ma douleur.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Souvent dans ma vie j'ai prié. J'ai pleuré dans les églises, comme à seize ans, quand je fus éconduit par mon premier amour... Et prier c'est quoi? Comme le disent certains textes gnostiques, ce n'est pas interrompre l'hiver. C'est attendre l'été.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Allors prier, non;&lt;em&gt; il est urgent de vivre.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4834312547265715730-2924130031344609413?l=www.lejardinexotique.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/2924130031344609413'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/2924130031344609413'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lejardinexotique.com/2007/10/nati-poenas-incliti.html' title='Nati poenas incliti'/><author><name>Albro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18064815490243049545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10279891197814237676'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4834312547265715730.post-6939443864711214738</id><published>2007-10-03T19:03:00.000+02:00</published><updated>2007-10-03T19:12:53.437+02:00</updated><title type='text'>Free Burma</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HGYdUW3p-l8/RwPMyFsT6NI/AAAAAAAAAAY/yd1w0wthOVw/s1600-h/free-burma1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5117158762516572370" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HGYdUW3p-l8/RwPMyFsT6NI/AAAAAAAAAAY/yd1w0wthOVw/s320/free-burma1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;Pour la liberté en Birmanie, contre la dictature militaire et tous les totalitarismes.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt; Leur liberté e(s)t la notre.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4834312547265715730-6939443864711214738?l=www.lejardinexotique.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/6939443864711214738'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/6939443864711214738'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lejardinexotique.com/2007/10/free-burma.html' title='Free Burma'/><author><name>Albro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18064815490243049545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10279891197814237676'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_HGYdUW3p-l8/RwPMyFsT6NI/AAAAAAAAAAY/yd1w0wthOVw/s72-c/free-burma1.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4834312547265715730.post-2074760549318996206</id><published>2007-09-21T13:25:00.000+02:00</published><updated>2007-09-21T13:27:55.848+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='maladie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Monaco'/><title type='text'>(pas) Tout sur ma Mère</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il n'est pas encore midi. Ma mère est arrivée. Incapable de se concentrer sur son travail, elle a laissé à Antonella, son assistante, le soin de gérer les affaires courantes. Le Docteur P. a mis à sa disposition un chauffeur et une voiture. Mon père ne viendra donc pas. Il ne viendra jamais me rendre visite durant tout le temps où je serais en réanimation. Précaution d'une épouse pour ménager les émotions d'un mari par trop impressionnable. Il y a tout ces appareils, les tuyaux et mon visage qui fait peur. La maladie a commencé de me défigurer. Et je lis bien dans les yeux de ma mère son angoisse. Marie José s'est mise sur son trente et un. Comme tous les jours. Quelles que fussent les circonstances de la vie, elle n'a jamais oublié d'être une femme élégante et de se maquiller, montrer belle figure. La façade. Toujours. C'est très important &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=28J9n9mPNJs&amp;amp;eurl=http%3A%2F%2Fwww%2Egreatsong%2Enet%2FCLIP%2DBOURVIL%2CLA%2DRUMBA%2DDU%2DPINCEAU%2C101726174%2Ehtml"&gt;la façade&lt;/a&gt;, il n'y a que ça de vrai. On doit paraître ou disparaître.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Elle me parle de B. Ils l'on installé dans l'atelier sur la mezzanine. Mon Amour dort dans le lit orange et noir de mon adolescence. Rêve-t-il aux jours heureux où nous nous promenions dans les rizières lointaines... Rêve-t-il d'un futur meilleur... Parait-il, il pose un tas de questions, veut savoir comment j'étais quand j'étais petit, comment j'ai rencontré &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sonia_Delaunay"&gt;Sonia Delaunay&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.wittert.ulg.ac.be/fr/flori/opera/delvaux/delvaux_notice.html"&gt;Delvaux&lt;/a&gt;... Elle lui raconte les fêtes foraines de mon enfance, les dimanches de printemps au bord du lac de Gérardmer où j'aimais cueillir des jonquilles (sa fleur préférée). Ma naissance prématurée aussi. Ils se repassent chaque soir le film de ma vie dont ils n'ont pas envie de voir la dernière séquence. Ils font connaissance, s'apprivoisent. B. leur parle de Michel Foucault, de Gilles Deleuze, d'épistémologie... de ses lectures auxquelles ils ne saisissent rien. Mais ils sont envoûtes par le charme de cet homme qu'ils regrettent à présent d'avoir mésestimé. Ma mère se met en quatre pour lui. Elle sait mon goût pour l'art culinaire. Elle a rouvert son vieux livre de recettes, un grand cahier vert à la couverture usée. Le régale aussi de rosette de Lyon. Mon père ne raconte rien.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-Mon Chéri, je voudrais que tu saches combien je t'aime. Tu es le seul amour de ma vie.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Oui ma mère m'aime d'un amour immodéré. Fou. Elle m'a tant désiré, après la mort en couches, d'un premier enfant. Elle a si peur de me perdre. Elle n'y survivrait pas.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4834312547265715730-2074760549318996206?l=www.lejardinexotique.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/2074760549318996206'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/2074760549318996206'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lejardinexotique.com/2007/09/pas-tout-sur-ma-mre.html' title='(pas) Tout sur ma Mère'/><author><name>Albro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18064815490243049545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10279891197814237676'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4834312547265715730.post-5960762089026737428</id><published>2007-09-21T09:44:00.000+02:00</published><updated>2007-09-21T13:25:09.331+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='maladie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Franc-Maçons'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Monaco'/><title type='text'>De l'oubli, du souvenir et d'une phrase...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Écrire un texte tel que &lt;a href="http://www.lejardinexotique.com/"&gt;Le Jardin Exotique&lt;/a&gt;, c'est au regard de sa propre vie être comme un archéologue. Le passé à disparu dans les strates de la mémoire. On exhume des vestiges, les souvenirs. Certains vous reviennent intacts, avec beaucoup de fraîcheur. D'autres sont pareils à des objets brisés dont il faut réunir peu à peu les fragments épars... Je me relis souvent. Cependant il est rare que je modifie un texte. Mais dans celui où je raconte comment on m'apprit que j'avais le sida, j'avais omis un détail important, la première phrase que j'ai dite à mon interlocuteur. Je vous invite donc à y &lt;a href="http://www.lejardinexotique.com/2007/09/le-messager_15.html"&gt;revenir&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pourquoi ai-je supposé que l'on allait me donner des euphorisants?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Du temps où j'étais Franc Maçon, Monsieur S. m'avait entraîné dans les "Hauts Grades" du Rite Écossai Ancien et Accepté. Mon vieil ami m'apprit que le Trois Fois Puissant de notre loge de perfection était atteint de la maladie et qu'il n'en aurait plus pour longtemps. C'était un bel homme, avec beaucoup de prestance. Marié et père de famille, il avait quelques faiblesses pour des camionneurs qui avaient la nuit, leurs habitudes sur une grande artère de la capitale. Il se savait condamné et pourtant affichait une étonnante gaieté qui me surprenait. "C'est parce-qu'on leur donne des euphorisants" me dit Monsieur S. Je l'ai cru.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais des substances euphorisantes, il n'y en pas tant que cela. Ce sont les drogues. Dures ou douces. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une demande de drogue. C'est ainsi que mon messager avait interprété ma phrase. Je ne l'ai pas réalisé dans l'instant.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Plus tard je me suis demandé si ces produits illicites n'avaient pas des vertus qu'on se gardait bien de nous révéler. Je me suis renseigné et j'ai lu &lt;em&gt;&lt;a href="http://www.agora-international.com/boutique/librairie/reference/EF117.html"&gt;Du cannabis pour se soigner&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;. Le livre est préfacé par le Docteur Bertrand Lebeau de &lt;a href="http://www.medecinsdumonde.org/"&gt;Médecins du Monde&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;A ma sortie d'hôpital j'ai envisagé la possibilité de consommer du cannabis. Je m'en suis même ouvert à mon médecin traitant d'alors. Il fut surpris, hésitât un peu, réfléchit une minute. Il était d'origine marocaine. L'herbe il connaissait; les anciens dans son village en prennent quotidiennement. "Si ça peut vous faire du bien, pourquoi pas.."&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je n'irais peut-être pas au Paradis, mais le bonheur j'y ai droit! En Espagne où elles sont en vente libre, je me suis procuré des graines. Je les ai depuis sept ans, au fond d'un tiroir.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'ai fréquenté un collectif d'artistes &lt;em&gt;queers.&lt;/em&gt; Mes petits camarades étaient tous des usagers du cannabis. C'est vrai, le pétard ça met en joie! Mais il pétaient aussi souvent les plombs les copains!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'addiction au THC en faisait de parfaits asociaux, au réactions imprévisibles. Leur exemple était édifiant. Non, je ne cuisinerai pas de &lt;em&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Space_cake"&gt;space cakes&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;color:#ff0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4834312547265715730-5960762089026737428?l=www.lejardinexotique.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/5960762089026737428'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/5960762089026737428'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lejardinexotique.com/2007/09/de-loublidu-souvenir-et-dune-phrase.html' title='De l&apos;oubli, du souvenir et d&apos;une phrase...'/><author><name>Albro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18064815490243049545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10279891197814237676'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4834312547265715730.post-1239327991203296889</id><published>2007-09-17T11:22:00.000+02:00</published><updated>2007-09-21T13:34:38.777+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='maladie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Monaco'/><title type='text'>L'Annonce</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;B. arriva seul. Heureusement. J'aurais aimé lui annoncer une autre nouvelle. Nous nous sommes toujours tout dit, sans rien nous cacher. Il devait continuer d'en être ainsi. Et maintenant comme ce le fut au temps de l'insouciance.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-Je dois te dire que j'ai le sida. On est venu me l'apprendre à l'instant.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-Ça ne fait rien.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et ce fut tout ce qu'il dit. Il ne dévoilât aucune émotion. Pour que je ne sois pas triste de sa tristesse. J'avais mes mains dans les siennes, on se regardait en silence, les yeux au fond des yeux. J'eus aimé qu'il m'étreigne, me serre contre lui, pose un baiser sur mon front. Mais une marque d'affection trop appuyée aurait ajouté au danger où je me trouvais. Mes défenses s'étaient effondrées. Mon système immunitaire était au point zéro. Le moindre microbe, le plus infime, apporté du monde extérieur, pouvait empirer mon état. Et j'étais aussi victime d'infections pulmonaires peut-être contagieuses...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-B. dis moi encore que tu m'aimes, je n'ai besoin que de cela, de l'entendre.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-Mon Amour.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ma mère viendra au moment du déjeuner qu'elle ne prendra pas. Pendant sa pause. Elle travaille dans &lt;a href="http://www.mercksante.fr/servlet/PB/menu/1075150/index.html"&gt;un grand laboratoire de recherche pharmacologique&lt;/a&gt; de la Principauté. Habituée à côtoyer des médecins, elle connaît d'éminents scientifiques. Il ne sera guère possible de lui dissimuler bien longtemps l'exacte nature de ma maladie. Mais pour l'heure, je veux qu'elle n'en sache rien. C'est mon secret. Je le lui révélerai &lt;em&gt;in tempore suo&lt;/em&gt;. B. me jure de garder le silence. Il faut qu'il sorte. On doit me prodiguer quelques soins, renouveler la perfusion, m'ausculter, m'examiner encore.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je profite de l'intervalle pour rappeler aux médecins ainsi qu'au personnel infirmier qu'ils sont tenus au secret médical.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-Docteur, ne dites pas à ma mère que j'ai le sida. Elle ne manquera pas de vous poser des questions. Vous savez, elle travaille à T......x. Elle fait partie des cadres, c'est la secrétaire du Docteur P. et vous fera certainement valoir sa qualité pour vous faire quitter votre réserve. Soyez donc crédible, mais le plus évasif possible. J'y tiens absolument.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-Vous comptez ne rien lui dire?&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-Si... Mais pas tout de suite... Laissez moi du temps. J'ai besoin de temps...&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-Soyez sans souci Monsieur. Votre désir sera respecté. Comptez sur nous. Et pour votre ami?&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-Il sait Docteur.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4834312547265715730-1239327991203296889?l=www.lejardinexotique.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/1239327991203296889'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/1239327991203296889'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lejardinexotique.com/2007/09/lannonce.html' title='L&apos;Annonce'/><author><name>Albro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18064815490243049545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10279891197814237676'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4834312547265715730.post-4147135867727077204</id><published>2007-09-15T18:16:00.001+02:00</published><updated>2007-09-19T17:02:25.006+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='maladie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Monaco'/><title type='text'>Le Messager</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Ma toilette était achevée. J'étais propre, j'avais retrouvé une hygiène normale, un peu de bien être à défaut de plus d'allure. Il manquait d'être rasé de frais. On reporterait ça au lendemain, le temps de se procurer un rasoir jetable et de trouver le garçon... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-Il y a une visite pour vous.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce n'est pourtant pas l'heure. Beaucoup trop tôt. B. ne vient qu'en fin de matinée.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mon visiteur entre sans se présenter, sans me saluer. Il est blond, tout de blanc vêtu. C'est un homme jeune, je lui donne moins de trente ans. Je vois à sa physionomie qu'il n'est n'est pas à son aise. Contrarié au point d'en être fâché. Il prend un siège. Nous sommes face à face. Il a les yeux baissés, ne me regarde pas ou regarde le plafond. Puis il parle.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-On m'a chargé de vous apprendre... ce n'aurait d'ailleurs pas dû être moi... je ne comprends pas pourquoi on me l'a demandé... ça ne devrait pas être mon rôle... voilà Monsieur, vous avez le sida!&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-Vous voulez dire que je suis séropositif...&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-Non dans votre état on ne dit plus d'une personne qu'elle est séropositive. Vous avez le sida.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Me croirez vous ou pas, la nouvelle ne me fit ni chaud, ni froid. Le calme plat, l'indifférence. Comme si la faculté d'éprouver une émotion n'avait en moi jamais existé. Ainsi c'était le sida. Ce mot ne signifiait plus rien du tout.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-Vous allez donc me donner des euphorisants...&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-Non Monsieur! Ici nous sommes à l'hôpital!&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le ton est sec. Je crois bien que je viens de commettre une bourde et de perdre le maigre capital de sympathie que pouvait m'octroyer mon interlocuteur. Je voulus néanmoins poser deux questions.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-Combien de temps il me reste à vivre?&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-Je l'ignore. Personne ne le sait.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-Je n'ai pas peur de mourir, vous pouvez me parler avec franchise. Inutile de me cacher la vérité. Que disent les médecins?&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-Les médecins, Monsieur, ne disent rien: ils soignent!&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-Une dernière chose: depuis combien de temps ai-je contracté le virus?&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-Il n'est plus possible de le savoir.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'entretient n'avait été que trop long et ne m'apportait rien. Le moment était venu de prendre congé de mon visiteur et de le délivrer. Il me quittât.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Peu après la venue du Messager, le sida me signifiait qu'il était bien là: &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_de_Kaposi"&gt;le sarcome de Kaposi&lt;/a&gt; fit son apparition. Des taches brunâtres ovoïdes, légèrement violacées commençaient à se multiplier sur mes membres, aux bras, aux jambes, plus tard au creux de mon cou.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4834312547265715730-4147135867727077204?l=www.lejardinexotique.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/4147135867727077204'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/4147135867727077204'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lejardinexotique.com/2007/09/le-messager_15.html' title='Le Messager'/><author><name>Albro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18064815490243049545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10279891197814237676'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4834312547265715730.post-5581633104249213017</id><published>2007-09-15T12:16:00.000+02:00</published><updated>2007-10-12T14:33:47.986+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='maladie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Monaco'/><title type='text'>La toilette</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Ce matin il fut décidé que l'on procéderait à ma toilette. Aux premières heures du jour, quand les équipes de nuit sont enfin relayées et que l'hôpital commence de retrouver peu à peu le bourdonnement de son activité diurne, le service de radiologie avait délégué son personnel mobile pour venir faire une nouvelle radiographie de mes poumons malades. L'appareil qu'ils utilisent est fixé à une potence articulée. On vous soulève et l'on glisse dans votre dos, sous vos omoplates, une plaque métallique glaciale. C'est très rapide et je ne me souviens même plus si l'on vous prive alors de l'assistance respiratoire. En réanimation pas de petit déjeuner. C'est un secteur des hôpitaux où les cantiniers vont peu fréquemment. On n'y mange pas. Mâcher, déglutir, ingérer sont, quand vous vous trouvez là, des fonctions mises entre parenthèses. La majorité des patients ne connaissent généralement plus qu' une vie végétative. Nombreux ont perdu conscience et sont en fin de vie.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les infirmières s'affairent et parlent autour de moi. Elles sont trois. On ne m'a pas mis mes lunettes. Je ne distingue aucun visage, juste des silhouettes confuses. Il y a une femme qui semble être assez grande, avoirs des cheveux blonds ou châtains, longs, légèrement ondulés. Le timbre de sa voix m'est agréable: très doux, posé, affectueux. Il me rappelle celui d'une amie de longue date, Annie G. qui travaille également en milieu hospitalier, à Nice.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je devais être bien sale. A quand remonte ma dernière douche? A Paris déjà je ne réussissais plus à enjamber la baignoire... On retira ma couverture, les draps et la vilaine blouse réglementaire des nouveaux patients. J'étais complètement nu. Je ne me suis jamais senti aussi nu et aucune femme, jamais, ne m'avait vu dans le plus simple appareil. Il fallait faire une croix sur ce qui pouvait encore demeurer de ma pudeur. Accepter que je fusse dépossédé de ce corps pour qu'il lui fut rendu un semblant de dignité.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On me lava donc. Il fallut aussi laver mon sexe. L'herpès génital, que j'avais contracté voici bien plus de quinze ans, fidèle à tous mes moments de fatigue, de faiblesse ou d'anxiété, avait tout naturellement refait son apparition. Et rongeait l'interstice entre le gland de ma verge et sa hampe, commençait de progresser. Mon pénis, sous le prépuce, était comme tuméfié. Douloureux, purulent. Mais c'était un moindre mal, au regard des autres affections dont j'étais la proie. De toutes façons, les infirmières disposaient de gants chirurgicaux et de &lt;em&gt;Bétadine &lt;/em&gt;pour parer à cet inconvénient.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'infirmière dont la voix me rappelait tant celle d'Annie dit:&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;- On pourrait peut-être lui laver les cheveux... C'est une bonne idée non, vous ne pensez pas? Eh oui, ce jeune homme a besoin d'un bon shampoing! Vous verrez, Monsieur, ça va vous faire du bien. Allez les filles, on y va!&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Comment ont-elles fait, pour avec une simple bassine et un sac poubelle, improviser en deux minutes, un salon de coiffure de fortune tout à fait opérationnel?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'eau tiède qui coule sur ma chevelure, ruisselle sur mon front et descend dans ma nuque. Comme c'est bon... Et ces mains, la caresse de ces mains... J'avais oublié que je pus encore être touché. C'étaient des mains. Sensuelles. Aucune main de femme ne s'était posée sur la moindre partie de mon corps. J'avais vécu tant d'années et trop longtemps dans un univers exclusivement masculin. Non mixte. S'abandonner à une personne du sexe opposé, du genre qu'on à pas et se sentir bien. Maintenant je sais un peu ce qu'est c'est.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On sécha mes cheveux. L'infirmière prit un peigne et me coiffa. Elle s'était penchée vers moi, si près, qu' enfin je distinguais ses traits et puis la voir. Elle était belle. Elle avait le visage d'un ange.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4834312547265715730-5581633104249213017?l=www.lejardinexotique.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/5581633104249213017'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/5581633104249213017'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lejardinexotique.com/2007/09/le-messager.html' title='La toilette'/><author><name>Albro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18064815490243049545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10279891197814237676'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4834312547265715730.post-7460442986492630459</id><published>2007-09-15T12:15:00.000+02:00</published><updated>2007-09-15T12:14:05.116+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='maladie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Monaco'/><title type='text'>Encore un peu de patience</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Mon état était sérieux. On ne m'a pas caché que si j'avais encore tardé à me faire hospitaliser, attendu une heure de plus -et vraisemblablement moins encore qu'une heure- je serais mort. J'étais arrivé dans le service de réanimation &lt;em&gt;in extremis&lt;/em&gt;, exactement dans les limites ultimes de la survie. Les médecins avaient diagnostiqué un grand nombre de maux, des infections de toute sortes. Je présentais les symptômes de maladies rares, presque oubliées. Et l'on multipliait encore les investigations. Des prélèvements sanguins étaient en cours d'analyse. Les résultat devraient confirmer une hypothèse hautement probable: je serais atteint du sida. Le verdict était imminent et j'en serais aussitôt informé.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-Vous pensez vraiment, Docteur, que j'ai le sida?&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le médecin que j'interrogeais prit de grandes précautions dans la formulation d'une réponse dont il ne voulait pas qu'elle me laissât trop d'illusions. Il était sage que je me prépare à accueillir ce que je redoute tant d'entendre.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;B. est revenu me voir. Toujours aimant. Il avait pris un billet &lt;em&gt;open&lt;/em&gt;. Il resterait aussi longtemps que les circonstances l'exigeront. J'ai plus de pitié et de chagrin pour lui que je n'en ai à mon égard. C'est un homme exceptionnel et merveilleux. Il méritait un autre compagnon qu'un être infortuné, qu'il faudra soutenir à bras le corps et aimer jusqu'à l'impossible.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;- Tu sais, les médecins disent que j'ai peut être le sida... M'aimerais tu encore si j'avais le sida?&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-Voyons, ne dis pas de bêtises: tu ne peux pas avoir le sida!&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Oui, pourquoi aurais-je la maladie des &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=225bWr9BXFA"&gt;damnés&lt;/a&gt;? J 'ai traversé des années de latex qu'il ne fallait même pas payer. On en trouvait partout, j'en mettais toujours, j'en avais plein les poches et plus qu'il n'en fallait pour mes aventures occasionnelles.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4834312547265715730-7460442986492630459?l=www.lejardinexotique.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/7460442986492630459'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/7460442986492630459'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lejardinexotique.com/2007/09/encore-un-peu-de-patience.html' title='Encore un peu de patience'/><author><name>Albro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18064815490243049545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10279891197814237676'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4834312547265715730.post-5699173854738567302</id><published>2007-09-14T10:18:00.000+02:00</published><updated>2007-09-15T10:02:32.824+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='maladie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Monaco'/><title type='text'>Un matin froid dans l'hiver</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il prit le premier avion du matin. Il arriva à l'aube blanche. Une limousine l'attendait sur la piste pour le conduire jusqu'à l'hélicoptère. Le trajet dans les airs entre Nice et Monaco vous offre un spectacle magnifique. L'appareil survole la Baie des Anges, la Rade de Villefranche, le Cap Ferrat puis la Baie des Fourmis, l'immense rocher d'Eze et se pose aux pieds de celui de Monaco. B. a-t-il contemplé le paysage?&lt;br /&gt;Mes parents étaient au rendez-vous et l'attendaient sur le tarmac. Ils ne s'étaient jamais rencontrés. Je les imagine sans peine tels deux pauvres erres désemparés. Assistant à l'arrivée de cet amant, comme s'il s'était agi de celle du Messie. Que se sont-ils dit? Quelles paroles ont-ils échangé dans la tristesse de cet instant là?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ils allèrent à la voiture et montèrent à l'hôpital.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je m'étais éveillé. Quelle heure était-il? Je ne sais pas. Très tôt probablement. Les horaires dans un service hospitalier ne sont pas régis selon le rythme de la vie ordinaire. Je découvre mon nouvel environnement. Sans surprise, sans étonnement aucun. Comme si cette salle de réanimation avait été ma chambre depuis longtemps. Mon corps presque nu -on m'a juste enfilé une blouse- est allongé sur un lit, une aiguille de perfusion perce mon bras gauche, un masque à oxygène couvrant le nez et la bouche à été placé sur mon visage. On me nourrit artificiellement. Je suis aussi connecté à divers appareils que je ne vois pas, mais dont à intervalles constants j'entends les sonneries. Elles font écho au carillon des machines reliées aux autres malades dans les salles voisines. La porte est ouverte. Elle le restera toujours. Je n'ai jamais souhaité qu'on la ferme car cet univers sonore m'est agréable. Et je peux voir les allées et venues des médecins, des infirmières et du personnel soignant. Ma curieuse chambre, transparente comme un bocal à poissons, doit être exactement au milieu du service. Elle se trouve juste en face du sas d'entrée. J'observerai tous ceux qui entrent et sortent. Les gens de l'hôpital, les visiteurs -rares- qui se rendent au chevet d'un proche. Je verrai aussi, à deux reprises, partir des lits et leurs occupants pour prendre le chemin de la morgue.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;-&lt;em&gt;Vous allez recevoir de la visite.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans le sas je distingue la silhouette de ma mère. On lui fait mettre une combinaison aseptisée, des chaussons, un masque, un bonnet. Elle est seule. Mon père a préféré rester dehors. Il lui a demandé de ne pas s'attarder. La visite est courte, à peine vingt toutes petites minutes. "Fais vite, ce n'est pas nous qu'il attend" lui a-t-il dit.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-Mon Chéri, nous avons une surprise pour toi. Il est venu, il est là.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le voici qui vient et mon coeur comme jamais exulte. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;B. me reconnaîtra-t-il ? Reconnaîtra-t-il l'être aimé dans ce pauvre corps décharné, maigre à faire peur. Suis-je encore bien Alexandre et pas seulement un cadavre vivant? Lirais-je l'effroi dans son regard?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il s'avance, se penche vers mon visage. Mes yeux plongent dans ses yeux. Comme il est beau...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-C'est toi, c'est si merveilleux. Dis moi, m'aimes tu toujours?&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-Oui je t'aime.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce fut la première fois qu'il me le disait. Je lui demande de prendre ma main.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-Redis le...&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-Je t'aime.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Oui. &lt;a href="http://albertine-disparue.blogspot.com/2007_03_01_archive.html"&gt;Vous&lt;/a&gt;, pouvez croire aux amants magnifiques, de ceux qui traversent le siècle et les continents main dans la main, engagés plus que fidèles.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4834312547265715730-5699173854738567302?l=www.lejardinexotique.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/5699173854738567302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/5699173854738567302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lejardinexotique.com/2007/09/un-matin-froid-dans-lhiver.html' title='Un matin froid dans l&apos;hiver'/><author><name>Albro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18064815490243049545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10279891197814237676'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4834312547265715730.post-2558516992658860161</id><published>2007-09-07T15:13:00.000+02:00</published><updated>2007-09-14T10:16:33.515+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='NDE'/><title type='text'>Au sujet de L'Expérience</title><content type='html'>&lt;div align="right"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;"La mort et les mourants, quelles que puissent être les singularités dont s'entoure leur dernière heure, ne doivent point prêter à des bavardages oiseux ni servir de prétexte aux railleries."&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Alexandra David-Néel&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;in &lt;em&gt;Voyage d'une Parisienne à Lhassa&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Éditions Pocket p.159&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Lorsque je repris connaissance dans le service de réanimation de l'hôpital de Monaco et que j'ouvris les yeux, toute l'attention dont j'étais encore capable était captée par cette salle dans laquelle j'allais être, durant plus de deux semaines, pour tenter d'échapper à la fin. A cet instant précis je ne songeais à rien. Mon esprit était vide. Neutre. L'Expérience n'avait laissé aucune trace, pas le moindre souvenir. Elle ne m'est revenue en mémoire que bien plus tard, de nombreuses heures après mon réveil. J'ai deviné que cet évènement avait un lien avec ce que l'on appelle mourir. Et, si c'est ce qui se passe au moment de la mort, la mort est notre plus belle aventure.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;A quelques membres de ma famille seulement -lors du décès de mon oncle- j'ai tenté de dire cet événement si singulier. Mon récit suscitait une curiosité malsaine, des questions auxquelles je n'avais pas envie de répondre, car elles ne venaient pas du coeur. Ensuite, sauf à &lt;a href="http://fr.encarta.msn.com/encnet/refpages/RefArticle.aspx?refid=941549380"&gt;Aurélie Nemours&lt;/a&gt;, je n'en ai plus parlé à personne.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Aujourd'hui, sept ans après, je livre publiquement sur le net ce témoignage très intime.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Ce que vous avez lu, je l'ai vécu. Et comme vous, je me suis posé bien des questions. J'ai réfléchi, j'ai cherché. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Voici ce que je puis dire des NDE (Near Death Experiences) en général et à la lumière de ma propre Expérience.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Aucune hypothèse ne doit être exclue.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Peut-être était-ce tout simplement une hallucination, telle que peuvent les provoquer la soif, le jeûne, une extrême faiblesse physique ou le manque d'oxygène. L'oxygène si nécessaire au fonctionnement normal de notre cerveau... Et en effet j'étais à bout de forces et je ne m'alimentais plus depuis longtemps. Lorsque les pompiers m'ont emmené, je ne parvenais plus non plus à respirer. L'Expérience serait alors simplement ce qui se produit en nous, naturellement, au moment où nous perdons nos énergies vitales. Donc rien qui ait un rapport ni avec le spirituel, ni avec l'au-delà. Finalement la nature n'est pas si mauvaise fille, puisqu'au moment du départ elle vous facilite les choses. Serai-je décédé à cet instant précis, je partais sereinement, dans état même de bonheur intense. Et j'avais dépassé toute souffrance.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Mais certaines substances peuvent aussi provoquer des hallucinations. Celles que l'ont dit narcotiques, notamment les opiacées que l'on utilise pour endormir les douleurs extrêmes, certains médicaments parmi lesquels ceux qui servent à relancer l'activité cardiaque. Et l'oxygène aussi, qui vous &lt;em&gt;shoote&lt;/em&gt; bien mieux que le &lt;em&gt;poppers&lt;/em&gt;... Et tant d'autres. Vraisemblablement, dans l'ambulance, sinon même déjà sur le parking, m'a-t-on administré quelque "médicamentations". N'ayant pu consulter mon dossier médical je l'ignore. Mais je veux bien admettre le fait que l'Expérience soit uniquement un état de conscience modifié. En somme, un très bon trip! Dans ce cas là, je dirai que la médecine fait ,elle aussi, fort bien les choses. Mais, contrairement à la nature, la médecine ne vous aide pas à mourir. Son objectif est de vous tirer d'affaire coûte que coûte, dut elle le faire avec un acharnement déraisonnable... Inhumain.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Nombre de personnes ayant connu le comma suite à un accident de la route -comme ce fut le cas pour un célèbre journaliste de France Inter dont pour l'instant je ne me rappelle plus le nom- ou ayant été mises en coma artificiel, ont dit avoir conservé certaines perceptions, voire jusqu'à la conscience et on décrit des étals comparables à ceux des personnes qui prétendent avoir vécu des NDE. Comparables à celles ci, mais significativement &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;différentes. L'état qu'elles ont vécu, ayant été beaucoup plus long , ce sont les heures, les jours, les semaines jusque aux mois qui font toute la différence et qui invalident leur témoignage, comme pouvant relever d'une NDE possible. Pas d'imminence.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Un grand nombre des personnes ayant vécu une expérience de mort imminente ont prétendu avoir être mortes et être revenues à la vie. Peut - on censément accorder foi à pareille affirmation? Au pays de Descartes c'est, pour le moins, dur à avaler. La question soulève aussitôt le tollé des sceptiques. Et le bon sens le plus élémentaire voudrait nous faire entendre raison: personne qui soit passé de vie à trépas n'est jamais revenu nous dire s'il y avait quelque-chose après la mort. Un Paradis, une vie après la vie, une autre forme d'existence. Faut - il pour autant et si vite, balayer d'un revers de la main tous ces récits surprenants -et ils sont innombrables- d'expériences de mort imminente et n'y voir que fabulations? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Quelle est donc la nature véritable de ces témoignages et ont-ils une valeur?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Ni pour le scientifique, ni pour le juriste le témoignage ne constitue une preuve. Il est trop fragile et toujours emprunt de subjectivité. En couchant l'Expérience sur le papier, je savais que j'allais considérablement et définitivement l'altérer. Ce qui ne relève pas de la matière même ne peut être dépeint correctement. Les mots les mieux choisis ne font que travestir laidement l'ineffable. L'indescriptible échappe au langage. L'invisible je l'évoque par métaphore.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Les NDE ont motivé de nombreuses études poussées effectuées par des biologistes, physiciens, anthropologues, médecins et théologiens visant à bien comprendre les différents stades d'après vie qu'un mécanisme neuro-chimique ne permet pas d'expliquer en totalité. Je dois préciser n'avoir auparavant rien consulté de cette abondante littérature, le sujet ne m'intéressait pas.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;L'ouvrage qui demeure une référence en la matière, est celui du Docteur &lt;a title="Raymond Moody" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Moody"&gt;Raymond Moody&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.amazon.fr/vie-aprÃ¨s-sont-revenus-lau-delÃ"&gt;"La Vie après la Vie".&lt;/a&gt; Moody propose un shéma-type de la NDE, qui se déroule en près d'une dizaine de phases, qui varient d'un éxpérienceur à l'autre (tous ne subissent pas les mêmes phases, ni dans le même ordre). Personnellement, je n'ai connu qu'un début de NDE. Je n'ai pas eu la sensation d'être projeté hors de mon corps, ni entrevu la blanche lumière dont parlent ceux qui sont allés plus loin. Pour moi l'expérience prit fin avant. Néanmoins elle a ancré en moi l'inébranlable certitude que j'allais demeurer en vie, alors même que les médecins formulaient de grandes réserves sur mon pronostique vital. S'il y a quelque chose d'étrange dans l'Expérience, c'est cela .&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Et cela c'est aussi la Liberté, la vraie! La plus incroyable et la plus extraordinaire d'entre toutes, celle qui vous affranchit de la peur et vous fait à jamais ne plus redouter &lt;em&gt;ce que le profane appelle la mort...&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;color:#ff0000;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;color:#000000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;A suivre... dans un prochain billet.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4834312547265715730-2558516992658860161?l=www.lejardinexotique.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/2558516992658860161'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/2558516992658860161'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lejardinexotique.com/2007/07/au-sujet-de-lexprience.html' title='Au sujet de L&apos;Expérience'/><author><name>Albro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18064815490243049545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10279891197814237676'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4834312547265715730.post-8898181976733911049</id><published>2007-09-07T14:42:00.000+02:00</published><updated>2007-09-07T17:37:09.526+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='NDE'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='maladie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Monaco'/><title type='text'>L'Expérience</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:arial;color:#000000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;color:#ffffff;"&gt;Puis il y eut cela, ce sur quoi la raison ratiocinante bute fatalement et que les mots, nos pauvres mots des langues ramassées dans les décombres de la Tour de Babel, ne peuvent rendre que de manière plus qu' impropre. Cela, ne connaissant pas son nom, je le dénomme "L' Expérience".&lt;br /&gt;Je me souviens vaguement du parking et un peu aussi du bruit de la sirène du camion sanitaire qui m'emmenait vers l'hôpital. Puis de rien. Ce fut le vide, le noir. Le noir total. Absolu.&lt;br /&gt;Et soudain, comme un rêve. Inoubliable. Si différent de tous les rêves qui ont traversé mes nuits et dont je ne me rappelais que parce qu'ils survenaient dans l'instant immédiat qui précédait mes réveils. Cette nuit là, je ne me suis pas réveillé. Et pourtant j'ai rêvé. Mais était-ce vraiment un rêve?&lt;br /&gt;Il y eut une lumière, plutôt une sorte de clarté diffuse d'une couleur indéfinissable, entre l'ombre et l'orangé. Comme dans un long tunnel quand on commence d' approcher vers la sortie, mais qu'on ne la distingue pas encore. C'était un espace. Très particulier; sans dimensions. Ni haut, ni bas. Profond sans profondeur. Un lieu qui n'avait pas lieu.&lt;br /&gt;Il y eut la sensation très nette d'une présence familière. Invisible d'abord, elle se manifestât lentement, très progressivement jusqu'à se matérialiser fort distinctement. Je reconnus Mamie, ma grand mère maternelle. Elle n'était pas telle que l'avais vue dans ma vie durant son existence, ni telle qu'elle était restée dans mon souvenir. Je dirais qu'elle était dans son être.&lt;br /&gt;Il y eut une étreinte. Je pris Mamie dans mes bras. C'était un moment d' une douceur infinie, d'une tendresse incomparable. Combien de temps cela dura?. Je ne sais... Hors du temps le temps ne compte plus.&lt;br /&gt;Nous eûmes un échange. Je donnerai cher pour m'en souvenir. C'est le seul secret que je désirerais connaître. Peut-être celui de la vie qui me reste à vivre...&lt;br /&gt;L'étreinte se défit aussi doucement qu'elle s'était construite. Et ce fut ainsi ensuite pour l'image de Mamie et de cette lumière étrange que j'avais entrevue.&lt;br /&gt;Puis ce fut le retour à la nuit.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4834312547265715730-8898181976733911049?l=www.lejardinexotique.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/8898181976733911049'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4834312547265715730/posts/default/8898181976733911049'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lejardinexotique.com/2007/07/lexprience.html' title='L&apos;Expérience'/><author><name>Albro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18064815490243049545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10279891197814237676'/></author></entry></feed>