jeudi 27 novembre 2008

Treizième jour

Il y eut un matin, il y eut un soir. Ce fut de treizième jour. Et vint la nuit. J'ai lu, relu, tant et tant de fois dans le בראשית le récit de la Création. Et je n'ai pas vu que Dieu créa la nuit. Pourtant quel que soit le lieu où l'on se trouve, la nuit a lieu. Nuit du doute, nuit du destin, nuit intérieure. J'avais vécu près de deux semaines hors de la conscience du temps chronologique, jamais seul, mais là, sans motif je ressentis un abandon. Pourquoi m'a-t-on mis, relégué dans cette chambre? Et j'ai pleuré des heures durant. Cette chambre où j'étais venu joyeux était elle le pont du dernier port? Dans ce lit personne ne s'éveillera jamais à mes côtés. Si j'étais là c'est que l'on ne pouvait plus rien ou plus grand chose... Il faut donc que je me résigne à partir. J'ai eu une belle vie, surtout un grand amour. On ne devrait jamais aimer, c'est trop de douleur. Comment te dire adieu? Je n'ai pas le courage qui donne le courage.