vendredi 6 juillet 2007

Retour annulé

Nous devions rentrer le même jour, nous retrouver. B. est à Paris. Et moi à mille kilomètres. Cloué ici, over loin. Si loin la maison. Et si loin l'été où j'escaladais les temples d'Angkor, gravissant leurs degrés vertigineux. Tout cela a-t-il même existé... A la maladie, comme si ça ne suffisait pas, s'ajoute maintenant la tristesse exacerbée par l'angoisse d'un retour reporté à une date inconnue. Lorsque je ne suis pas allongé, je passe la journée lové dans un fauteuil à ne rien faire, juste à laisser s'écouler le temps. Le temps d'ailleurs a-t-il encore un sens?
Ma Mère a eu une idée: m'offrir un téléphone portable. C'est tout nouveau pour moi. Nous déballons l'objet. Comment ça marche? Mode d'emploi. Insérer la carte SIM, allumer, entrer code PIN. Je ne saisis rien. C'est fou! La maladie ralentit considérablement les facultés intellectuelles! Un, deux, trois essais. Échec, le téléphone est bloqué. Et ça me servira à quoi ce truc?
-Mais tu pourras appeler B. quand tu voudras.