jeudi 5 juillet 2007

Nell'inferno della tempesta

Le siècle dernier s'est achevé dans la tempête. Et il en fut de même dans ma vie. A peine une métaphore. Des nuits succédaient aux nuits et le pire au pire, dans un semblant d'existence. Ou ce qu'il en restait. Je m'éveillais brûlant dans des draps trempés de sueur. Tant de fois ils les changèrent, sans mot dire, muets d'incompréhension face à ce qui m'arrivait et que je ne comprenais moi-même pas davantage. Et ces levers en hâte, répétitifs, pour me traîner jusqu' aux toilettes dans le couloir glacé. Je revois la scène avec une netteté effroyable: je m'effondre sur la cuvette, mon buste tombe en avant, mon front heurte la planche à repasser qui se trouve rangée là. Et je demeure ainsi, combien de temps je ne sais pas, à me vider littéralement. Des selles liquides abondantes, épuisantes. Attendre pour retrouver l'énergie de me relever, ensuite regagner le lit sur des jambes flageolantes. Ce n'est plus moi; je suis devenu une loque.