Puis il y eut cela, ce sur quoi la raison ratiocinante bute fatalement et que les mots, nos pauvres mots des langues ramassées dans les décombres de la Tour de Babel, ne peuvent rendre que de manière plus qu' impropre. Cela, ne connaissant pas son nom, je le dénomme "L' Expérience".
Je me souviens vaguement du parking et un peu aussi du bruit de la sirène du camion sanitaire qui m'emmenait vers l'hôpital. Puis de rien. Ce fut le vide, le noir. Le noir total. Absolu.
Et soudain, comme un rêve. Inoubliable. Si différent de tous les rêves qui ont traversé mes nuits et dont je ne me rappelais que parce qu'ils survenaient dans l'instant immédiat qui précédait mes réveils. Cette nuit là, je ne me suis pas réveillé. Et pourtant j'ai rêvé. Mais était-ce vraiment un rêve?
Il y eut une lumière, plutôt une sorte de clarté diffuse d'une couleur indéfinissable, entre l'ombre et l'orangé. Comme dans un long tunnel quand on commence d' approcher vers la sortie, mais qu'on ne la distingue pas encore. C'était un espace. Très particulier; sans dimensions. Ni haut, ni bas. Profond sans profondeur. Un lieu qui n'avait pas lieu.
Il y eut la sensation très nette d'une présence familière. Invisible d'abord, elle se manifestât lentement, très progressivement jusqu'à se matérialiser fort distinctement. Je reconnus Mamie, ma grand mère maternelle. Elle n'était pas telle que l'avais vue dans ma vie durant son existence, ni telle qu'elle était restée dans mon souvenir. Je dirais qu'elle était dans son être.
Il y eut une étreinte. Je pris Mamie dans mes bras. C'était un moment d' une douceur infinie, d'une tendresse incomparable. Combien de temps cela dura?. Je ne sais... Hors du temps le temps ne compte plus.
Nous eûmes un échange. Je donnerai cher pour m'en souvenir. C'est le seul secret que je désirerais connaître. Peut-être celui de la vie qui me reste à vivre...
L'étreinte se défit aussi doucement qu'elle s'était construite. Et ce fut ainsi ensuite pour l'image de Mamie et de cette lumière étrange que j'avais entrevue.
Puis ce fut le retour à la nuit.
Je me souviens vaguement du parking et un peu aussi du bruit de la sirène du camion sanitaire qui m'emmenait vers l'hôpital. Puis de rien. Ce fut le vide, le noir. Le noir total. Absolu.
Et soudain, comme un rêve. Inoubliable. Si différent de tous les rêves qui ont traversé mes nuits et dont je ne me rappelais que parce qu'ils survenaient dans l'instant immédiat qui précédait mes réveils. Cette nuit là, je ne me suis pas réveillé. Et pourtant j'ai rêvé. Mais était-ce vraiment un rêve?
Il y eut une lumière, plutôt une sorte de clarté diffuse d'une couleur indéfinissable, entre l'ombre et l'orangé. Comme dans un long tunnel quand on commence d' approcher vers la sortie, mais qu'on ne la distingue pas encore. C'était un espace. Très particulier; sans dimensions. Ni haut, ni bas. Profond sans profondeur. Un lieu qui n'avait pas lieu.
Il y eut la sensation très nette d'une présence familière. Invisible d'abord, elle se manifestât lentement, très progressivement jusqu'à se matérialiser fort distinctement. Je reconnus Mamie, ma grand mère maternelle. Elle n'était pas telle que l'avais vue dans ma vie durant son existence, ni telle qu'elle était restée dans mon souvenir. Je dirais qu'elle était dans son être.
Il y eut une étreinte. Je pris Mamie dans mes bras. C'était un moment d' une douceur infinie, d'une tendresse incomparable. Combien de temps cela dura?. Je ne sais... Hors du temps le temps ne compte plus.
Nous eûmes un échange. Je donnerai cher pour m'en souvenir. C'est le seul secret que je désirerais connaître. Peut-être celui de la vie qui me reste à vivre...
L'étreinte se défit aussi doucement qu'elle s'était construite. Et ce fut ainsi ensuite pour l'image de Mamie et de cette lumière étrange que j'avais entrevue.
Puis ce fut le retour à la nuit.