vendredi 15 juin 2007

La visite

Il vint rapidement. Ce dut être dans le milieu de la matinée. Journée d'un mois de décembre déjà fort entamé. Les volets étaient à peine ouverts, la pièce un peu sombre. B. était parti au travail. J'étais seul, couché, j'ai quitté mes draps pour lui ouvrir la porte. " Excusez du désordre, mais l'appartement est en travaux". J'avais appelé le médecin car dans une dizaine de jours ce serait Noël et qu'il fallait me rendre, comme d'habitude là-bas ,chez mes parents. Rituel obligé autour de la célébration d'une Nativité qui n'a jamais eu de sens pour eux et qui n'en a plus tellement pour moi. Il est loin le temps où ,comme disait Matzneff dans un de ses journaux , j'allais à l'office "baisouiller" les icônes. Il me fallait être en forme pour cette visite annuelle. Cette corvée me paraissait plus pénible que de coutume...
" Inspirez.. expirez... Toussez... Vous n'avez rien aux poumons. Avec le traitement de cheval que je vais vous prescrire vous serez sur pieds d'ici quatre à cinq jours. Vous pourrez partir sans inquiétude. Bonnes vacances".
On se sent toujours mieux après la visite du docteur, avant même d'avoir pris les médicaments.